17 mai 2009
Angkor, j'adore
Des le IXe siecle, les rois Khmers ont unifie leur royaume et etabli leur capitale pres
de la ville aujourd'hui nommee Siem Reap.
Des maisons de bois, il ne reste plus rien aujourd'hui mais on
imagine aisement l'importance de la population lorsqu'on sait que les enceintes formees de hauts murs de laterite etaient completement occupees.
Au XXIe siecle, la ville qui occupait l'enceinte de Ta Phrom comptait un million d'habitants. A titre de comparaison, il y avait seulement 50000 Londoniens a la meme epoque.
Seuls les temples etaient batis en pierre ou en brique, ils sont connus aujourd'hui comme les temples d'Angkor.
Les Khmers ont embrasse la religion hindoue apportee par les marchands de l'Inde du Sud venus jusque sur les cotes de Kampuchea. Par la suite, le bouddhisme mahayana (comme au Tibet) puis theravada (comme en Thailande) sont venus completer (et non remplacer) l'hindouisme.
Aujourd'hui encore, les gens s'inclinent devant des statues de Vishnu du XIe siecle en s'adressant a Bouddha.
Les temples etaient des tentatives de representations terrestres de la mythologie hindoue avec ses oceans, sa terre et ses montagnes sacrees ou vivaient les dieux. Le temple-montagne du Bayon elance vers le ciel ses tours aux quatre faces sculpees de visages divins.
Angkor Wat est le plus grand, le plus finement sculpte et le
plus visite des temples. Mais lorsqu'on a un peu plus de temps devant soi que les groupes, il est facile d'aller en velo vers les temples excentres et d'avoir pour soi ces temples eriges par les rois-dieux.
Toutes ces merveilles etaient englouties dans la foret et les equipes de
restauration ont eu la bonne idee de ne pas trop debarrasser certains temples des arbres pour montrer l'etat a leur arrivee. Les racines des geants plusieurs fois centenaires s'insinuent entre les blocs de pierre et les ecartent. Grace aux arbres qui les ont parfois renforces, les murs tiennent encore debout. Mais lorsque l'arbre meurt, les degats sont irreversibles.
Les lions protecteurs scrutent la plaine depuis des siecles juches sur les plateformes des temples. Ils sont des voisins silencieux lorsqu'on s'installe un moment en "terrasse" pour manger une mangue avant de repartir en visite.
Le luxe c'est de pouvoir tendre un hammac entre deux arbres et de profiter d'une sieste archeologique au pied des murs millenaires, berce par le chant des oiseaux.
Commentaires
Magnifique Xav !
Bon, je ne te demande pas comment ça va ;-)
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