21 juin 2009
Formation continue (bis)
Dans un soucis de perpetuelle amelioration, je me suis de nouveau retrouve sur les bancs d'une ecole.. de plongee. Je profite des soldes de fin de saison a Ko Tao pour passer les certifications qui me permettront de descendre a 30 metres pour aller voir des poissons un peu plus gros que les branleurs de Nemos qui glandouillent dans les anemones de mer.
Ca commence a devenir technique avec de l'orientation. On plonge a deux, avec mon "buddy", sans instructeur, avec une vague carte du site et une boussole. En general, on n'a jamais reussi a refaire surface bien pres du bateau, mais c'est bon pour la sante de palmer 300m avec tout l'equipement sur le dos.
C'etait aussi ma premiere plongee de nuit, un reve dont on ne veut pas se reveiller. On suit de peu le soleil qui est descendu prendre son bain a l'horizon, l'obscurite est vite totale et l'activite nocturne du recif se laisse observer. Les yeux des raies a taches bleues captent la lumiere des torches, les poulpes qui avancent en changeant de couleur sur chaque obstacle sortent de leur cachette de corail.
Sur le conseil du moniteur, on se prend un moment pour Dieu quand debarquent les gros barracudas en chasse. On a le choix d'aveugler avec la torche soit le predateur, soit la proie, lequel peut vivre, lequel peut manger. Tout le monde semble vouloir que le sang coule, le gros va manger le petit, version marine du liberalisme economique.
Quand les torches sont eteintes, on profite de la phosphorescence du plancton. Les palmes de nageur de devant allument ces petites etoiles ephemeres. Une heure de feerie! En faisant surface, j'ai l'impression que les petites etoiles sont restees dans les yeux de mon groupe de plongee.
Mais Ko Tao se laisse aussi (difficilement) decouvrir en moto, par des routes de sable raides et ravinees qui serpentent dans les gros blocs de granit, les cocotiers et la foret primaire quand on s'eloigne des habitations. De crique isolee en baie paradisiaque, les fonds sont tapisses de coraux. Pour ma derniere baignade, je mets le masque dans l'eau comme le soleil va se coucher, j'ai la chance de croiser un petit requin (moins d'un metre) et peu apres, sans doute son papa (2 metres). J'avais cru comprendre que les requins avaient peur de l'homme et celui-la ne s'eloigne pas assez vite a mon gout, tout en me regardant du coin de l'oeil avec un petit sourire qui en dit long. Je prends mes palmes a mon cou pour aller retrouver mes esprits dans une pina colada.
Commentaires
waouh ça a l'air terrible la plongée de nuit
Tu vas quand même pas finir bouffé par un requin, non?!
plouf
de jour, de nuit, c'est toujours terrible la plongee. ca devient addictif. comme cette ile dont je n'arrive pas a partir.
les requins qui me bouffent, c'est pas avant l'australie, dors tranquille.
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