07 octobre 2009
Surf et meditation

La derniere etape indonesienne du periple a Java m'a donne a voir une richesse humaine et culturelle que je ne soupconnais pas. Comme a Sulawesi et a Flores, loin du tourisme de masse de Bali et de Komodo, on retrouve la gentillesse, les sourires et l'accueil chaleureux. Les pecheurs contents de voir des blancs venir leur acheter des thons pour faire des sashimis (plus frais c'est pas possible, ils sautent du filet) qui nous font griller un poisson et nous invitent le lendemain a manger leurs sashimis a eux, un succulent tartare de thon epice, trente ans sur les flots pendant les saisons de peche ont affine la recette et le tour de main.
Les locaux nous pretent des planches de surf. Existe-t-il un autre endroit au monde ou les gens pretent leurs planches au lieu de les louer? Il nous laissent prendre les vagues, sans la competition des autres spots de surf, sourient de mon pietre niveau. Ils nous offrent a boire et a manger des que l'on sort de l'eau. L'amitie, les sourires dans cet endroit deja menace par la parution de photos dans un magazine de surf australien, partager avec le peu d'anglais et d'indonesien que l'on a en commun, le bonheur a travers ces echanges.
Un bonheur ne venant jamais seul, David, un Australien qui vit la depuis des annees, nous invite dans sa maison sur les pentes paisible du Gunung Lawu, au milieu des productions maraicheres et des plantations de the. A deux pas de chez lui, les temples de Candi Cuku et Candi Ceto ont ete les derniers temples hindous eriges au XVe siecle avant l'invasion complete de l'islam.
Les statues indiquent clairement un culte de la fertilite, certaines sculptures tres explicites permettaient peut-etre aux parents d'expliquer les "choses de la vie". 
La forme du temple de Cuku fait penser aux pyramides mayas, les sculptures qui l'ornent egalement, comme si un voyageur du XVe siecle etait revenu plein d'idees deco de ses vacances au Mexique.
Dans le calme du soir, la roche volcanique
du temple est encore chaude du soleil qui est en train de se coucher, le vent fait bruisser les branches alentour, on admire la vallee a nos pieds. La terrasse est un endroit ideal pour la meditation, pour creer ce calme interieur qui permet d'ecouter son coeur.
25 septembre 2009
L'haleine de Vulcain
A quatre heures du matin, le ciel sans lune nous laisse admirer ces etoiles de l'hemisphere sud que l'on a du mal a reconnaitre. On arrive a la plate-forme d'observation alors qu'une fine ligne rouge se dessine sur l'horizon. La clarte arrive peu a peu, devorant les etoiles du ciel et faisant sortir des tenebres le mont Bromo et son panache de fumee.
Les oiseaux saluent l'aube de leur chant, les arbres bruissent sous la caresse du vent, on se prepare encore endormis a voir le Bromo sous les premiers rayons du soleil qui deja teintent de rose les nuages et le panache de fumee.
C'est dans ce moment de quietude et d'esperance que debarquent les touristes chinois avec les petarades des moteurs, leurs cris, leurs photos a la con au flash pour prendre leur sale tete devant le Bromo. Il serait si doux d'en balancer un ou deux pour l'exemple dans le ravin... Respirer profondement, garder son calme pour ne pas entacher son karma et fuire la vermine...
Le Bromo a pousse au milieu d'un cratere plus vaste, une large cuvette couverte d'une fine poussiere de cendres qu'il faut traverser sous un soleil ecrasant pour acceder aux escaliers qui menent a la bouche sulfureuse du Bromo.
Les touristes, hors d'haleine a la cime des marches, reprennent leur souffle dans la vapeur souffree, le temps de faire leur photo, au bord du gouffre demoniaque et de l'evanouissement.
14 septembre 2009
Vagues a l'ame
Une houle ample et reguliere traverse l'ocean indien et vient depuis le pole sud a la rencontre des cotes indonesiennes. Pendant notre traversee entre Lombok et Bali, notre ferry jouait au yoyo dans des creux de trois metres, ce qui nous laissait presager un surf consistant sur les plages de Bali.
L'occasion apres toutes ces annees de remonter sur une planche de surf... Ulu Watu, Impossible, Pedang-Pedang... des spots ou les surfers du monde entier accourent pour profiter de vagues exceptionnelles.
A y regarder de plus pres, on se rend vite compte que les vagues de 3 metres sont beaucoup trop puissantes pour envisager ne serait-ce que d'entrer dans l'eau et les sourires des coraux a fleur d'eau invitent pas le surfer debutant a la prudence, habitue qu'il est a voir le doux sable de la cote landaise amortir delicatement sa tete quand il plante sa planche au take-off.
La reparation de planches de surf est ici un metier florissant et promis a un bel avenir. La poussiere de fibre de verre et les vapeurs de resine epoxy indiquent les vagues de recif les plus dangereuses ou la presence de surfers moins experimentes que l'on voit parfois passer sur la plage avec deux moities de planche sous le bras.
Le spectacle dans l'eau est permanent. L'elite mondiale du surf vient s'entrainer ici, a quelques dizaines de metres du rivage. On peut admirer les enchainements fluides, les sorties fulgurantes des tubes et les figures accrobatiques depuis la plage.
07 septembre 2009
Jurassic Park
Les iles de Komodo et de Rinca abritent les 1400 representants de l'espece des dragons de Komodo, une version survitaminee du lezard moniteur deja croise en Malaisie et a Borneo.
Ces bestioles facetieuses mesurent jusqu'a trois metres et peuvent peser 200 kg. Elles se contentent de peu : une chevre ou un boeuf sauvage par mois leur suffisent. De temps en temps (mais rarement), un touriste ou un enfant d'un des villages des iles, mais c'est qu'ils n'ont pas fait attention ou ils marchaient.
La derniere blague en date pour un des gros males qui se promenent autour de la maison du parc a ete de rentrer dans un des bureaux faire une surprise a un des rangers qui travaillait a une tache administrative. Sans doute a-t-il ete decu de la reaction de panique du gardien puisque le dragon de Komodo n'aime rien tant que le calme et les mouvements lents.
Les petites traces de morsures au bras et a la jambe au moment de l'achat des billets incitent a la prudence.
Quand la proie ne meurt pas de la perte de sang, les bacteries qui proliferent sur les dents des dragons entrainent une septicemie et une mort toute aussi certaine. Il ne reste plus au dragon qu'a suivre la bonne odeur de charogne pour trouver son repas.
La femelle pond quelques dizaines d'oeufs dans un nid profond qu'elle defend pendant deux mois contre les males qui n'auraient rien contre une petite omelette pour ameliorer l'ordinaire.
Les petits qui vont naitre passent les premieres annees de leur vie dans les arbres ou
les plus gros ne peuvent pas grimper les croquer (et apres on se plaint que c'est une espece en voie de disparition!). Si bien que lorsqu'on se promene sur l'ile, il ne faut pas regarder que le sol pour eviter les racines...
04 septembre 2009
La vie c'est comme un poulet qui court
Dans le centre de Flores, les Ngadhas ont bati leurs villages aux toits de chaume sur les pentes fertiles des volcans.
Dans cette societe matrilineaire, l'homme va habiter dans le village de sa femme. C'est elle qui herite de la maison et des terres, meme si le mari peut cultiver ce qu'il veut.
Pour honorer la memoire d'un ancetre, ils erigent des totems sur la place centrale du village, en forme de parasol pour la representation masculine avec en face une petite case pour la representation feminine. Le nombre de paire de totems indiquent le nombre de clans qui habitent le village. Le toit de la maison du chef du clan de la lignee masculine est coiffee d'un petit bonhomme de paille et de bois, celle du chef du clan de la lignee masculine d'une petite maison.
La construction d'un totem en memoire d'un ancetre ou pour remplacer un totem abime est l'occasion d'une ceremonie ou l'on sacrifie des buffles pour asperger de leur sang le pilier central du totem. Les sculptures du poteau representent la puissance a travers le buffle, la richesse par les pieces d'or et la protection par le serpent. Puis quelques dizaines de cochons passent a la casserole pour nourrir l'assistance de plusieurs centaines de personnes et enfin des poulets pour faire bonne mesure.
L'habitat traditionnel s'organise autour d'une piece centrale qui est la partie sacree de la maison. C'est la que sont recus les invites. Si l'invite arrive a l'improviste, il faut bien evidemment lui offrir un repas. Il ne faut pas longtemps pour trouver un poulet qui se balade autour de la maison et le sacrifier en l'honneur de l'hote.
Lorsque les Ngadhas doivent discuter d'un probleme familial, en preambule de toute reunion, on commence par sacrifier un poulet et le rotir dans la cheminee et on badigeonne de son sang des endroits rituels de la maison.
Si quelqu'un est blesse ou tombe malade, selon la gravite du probleme, on doit sacrifier des cochons plus ou moins gros et bien evidemment, des poulets.
La place centrale ou les enfants jouent a la marelle est baignee du parfum des clous de girofle en train de secher. Devant ce spectacle harmonieux, on est loin de penser que ces gens souriants passent leur vie a sacrifier des animaux et que dans ces villages, si tu es un poulet, il vaut mieux savoir courir (vite).
01 septembre 2009
L'ile des fleurs
Quand les Portugais ont debarque ici, ils ont appele l'ile Flores. Pas tant pour les fleurs dans les forets qui couvrent les pentes des collines et des volcans mais pour les fleurs qu'ils voyaient sous la coque de leurs navires, les coraux qui tapissent les fonds marins autour des iles de l'archipel.
Notre bungalow est pose a dix metres de la ligne de la maree haute sur cette plage de sable noir de Wudong. Au reveil, pas une ride ne trouble la surface de l'eau. Sur le fond noir, les coraux colores resortent encore mieux que sur le sable blanc qu'on a l'habitude de voir ailleurs.
La plongee du jour nous emmene sur une faille ouverte en 1992 par un tremblement de terre. Le tsunami provoque par la vague a fait de milliers de morts dans la ville voisine de Maumere. Les habitants, apeures par la secousse ont fui vers l'interieur des terres mais des failles s'y etaient egalement ouvertes, deversant des geysers d'eau bouillante. Paniques et croyant que l'eau arrivait par la montagne, ils se sont precipites dans l'autre sens, a la rencontre de la vague fatale.
La faille a depuis ete colonisee par les coraux et des milliers de poissons y trouvent refugent. Quand on descend le long de la faille jusqu'a une vingtaine de metres de profondeur, on voit les rayons de soleil qui s'y faufilent et les eventails des gorgones qui s'agitent mollement dans le courant.
Durant la plongee precedante, nous nagions avec Jon dans une large vallee sous-marine au fond de sable blanc et aux parois en pente douce couvertes de coraux magnifiques, par une visibilite exceptionnelle. Le courant dans cette vallee attire de nombreux gros poissons et nous avons eu la chance de voir une majestueuse raie aigle tachetee de plus de deux metres d'envergure qui "volait" avec une grace incroyable et sans effort pour se maintenir en position stationnaire alors que nous palmions comme des canards enrages pour ne pas perdre trop de terrain. Ma plus belle rencontre sous-marine a ce jour.
On profite du monde marin en nous deplacant a Riung apres avoir traverse une savane seche qui nous rappelle l'Afrique alors qu'aucun de nous n'y est jamais alle :-).
Le masque et le tuba suffisent ici pour profiter des fonds marins. On a presque honte de manger du poisson grille sur cette ile de sable blanc pendant la pause dejeuner alors que cinq minutes avant on regardait nager leurs freres.
Et qu'est-ce qu'on trouve quand on se remet a grimper des montagnes a l'interieur de l'ile? Des Grenoblois en tour du monde. Tiens, comme c'est original! Et avec des amis communs en plus. Trois amis (Claire, Wil et son Tenia) avec qui on voyagera un moment, qui n'hesiteront pas apres six mois de voyage a sauter sur le saucisson, le st-marcellin et le viognier que Sylvain et Natacha ont apporte jusqu'ici au mepris du danger.
Les trois lacs qui occupent les crateres du Kelimutu changent de couleur au cours du temps en fonction de la concentration des mineraux qu'ils contiennent et qui sortent de la terre. Bien que deux des lacs fussent d'un vert identique (ce qui me permet l'emploi d'un imparfait du subjonctif!), nous n'avons pas eu droit a une remise sur le prix d'acces au parc.
Bienfait supreme de l'activite volcanique de l'ile, les nombreuses sources d'eau chaude qui permettent de se delasser a la fin d'une journee sur les routes montagneuses. Baignade a l'ombre d'un manguier, alternant le tiede et le tres chaud selon le ruisseau que l'on choisit.
20 août 2009
L'ame du pays Toraja

On mesure le statut social des habitants du pays Toraja, dans la partie sud de Sulawesi, a l'importance de leurs funerailles. On peut dire qu'on a eu de la chance parce que pour l'enterrement de ce papy, plus de 2000 personnes etaient conviees et 24 buffles dont 6 albinos (ca ne vous parle peut-etre pas, mais pour eux la difference est de taille) tremblaient en attendant le couteau du boucher.

Comme ca prend du temps (et beaucoup d'argent) d'organiser tout ca, les impressionnantes ceremonies funeraires de la region sont organisees a la saison seche, de juillet a septembre. Comme tout le monde ne peut pas se debrouiller a mourir l'ete, le defunt est conserve embaume le temps qu'il faut (ca peut prendre un an), au milieu de la famille qui continue a lui parler, en attendant les festivites.

Un village de bambou est bati specialement pour l'occasion et toutes les branches de la famille arrivent de toute l'Indonesie et meme de l'etranger pour l'occasion, maintenant le lien familial.
Les ceremonies se deroulent sur quatre jours. Le premier, le corps est sorti de sa maison, secoue comme un Orangina a travers le village, non pas pour decoller la pulpe mais pour que l'ame soit desorientee et ne retourne pas tourmenter les vivants si les ceremonies ne sont pas a la hauteur.
Le lendemain, c'est l'accueil des familles. Elles arrivent entassees dans des camions, vetues de noir, pour rendre hommage au mort. Elles se presentent les unes apres les autres, un speaker indiquant les noms et origines, portant des plateaux de the et de cafe en signe d'offrandes.
Preuve du haut degre de civilisation de ce peuple, les familles contribuent egalement sous forme de beaux cochons noirs qui ne tardent pas a passer l'arme a gauche puis sur le grill. Je me suis tout de suite senti bien au milieu d'eux :-).
De temps en temps, pour ne pas perdre la main, c'est un buffle qui y passe. Sa chair est immediatement distribuee a la famille selon des regles vaguement liees a l'arbre genealogique.
Comme le billet d'avion pour venir ici depuis l'Europe coute deux buffles, c'est un honneur pour eux de recevoir la visite d'etrangers et on a eu la chance d'etre invite par un fils du mort dans une de ces maisons temporaires, le temps d'assister au combat de buffles qui excite les parieurs.

En remerciement, on amene de menus cadeaux sur les conseils de tous les guides et de l'office du tourisme : des bonbons pour gater les dents des enfants et des cartouches de cigarettes pour perpetuer (et accelerer, parce que c'est bon pour le commerce) cette tradition des ceremonies funeraires.

Le mort observe tout ca depuis la plus haute plate-forme, dans son cercueil tendu de velour et d'or, au milieu de ses greniers a riz (les maisonnettes au toit rigolo), ses anciens potes dansant en rond et chantant.
Le troisieme jour, ce qui reste des buffles est trucide ou vendu aux encheres pour renflouer les caisses et le dernier jour, le corps sera emmene durant la nuit pour etre conduit et descendu aux moyens de cordes jusqu'a une tombe excavee dans une falaise et gardee secrete pour dejouer les pilleurs de tombes.
16 août 2009
Au milieu des volcans

Quand on se reveille le matin a Tomohon et qu'on regarde par la fenetre, ca titillle de monter voir a quoi ca ressemble de pres. Mais comme on n'est pas dans le Massif Central, le proprio de l'hotel s'empresse de nous dire que ce volcan qui nous tend les bras est interdit d'acces en ce moment, les vulcanologues ne sachant pas vraiment quand ni avec quelle force il va peter.

Pourtant quand c'est calme, un volcan c'est mignon comme tout, ca offre des pentes fertiles et du sommet, depuis le bord du cratere, un beau lac souffre et des panoramas sur toute la region jusqu'aux iles de Bunaken (voir plus bas).
Avant l'arrivee du christianisme, les chaleureux et accueillants habitants des lieux disposaient leurs morts dans des "warunas", sortes de
boites de pierre au lourd couvercle sculpte. Le corps etait assis en position foetale.
Comme toutes ces activites physiques et culturelles ca donne faim, on profite des nombreux restaurants sur pilotis repartis
autour du lac de Tondano pour se refaire a coup de poisson grille et de Bintang (j'apprends le bahasa indonesia en m'amusant : bitang = etoile), la biere nationale.
13 août 2009
Plongee sous LSD

L'ile de Bunaken flotte au milieu de son lagon au nord de Sulawesi. Le matin, les pecheurs sillonnent la baie en pechant le thon a la ligne et en jetant des appats derriere eux. Mais les dauphins semblent beaucoup plus efficaces pour reperer les bancs. Il suffit de se rapprocher du banc de thon pour voir debouler la bande de dauphins.
Une centaine d'individus qui se permettent de jouer, de faire des cabrioles pendant leur chasse. Certains viennent s'amuser
devant l'etrave du beateau avant de plonger vers les profondeurs poursuivre leur chasse.
La seule envie qu'on a, c'est de pouvoir les suivre.
Une fois la nuit tombee, on est trois a s'equiper avec les combinaisons, le materiel de plongee et les lampes de poches pour traverser la plage. Ca fait un peu ambiance James Bond.
La mer est d'huile sous le ciel etoile, on a la voie lactee au-dessus de la tete alors qu'on traverse le lagon en direction du recif.
On vide les gilets et on penetre dans un monde de silence et de tenebres, seul apparait ce que dessine le pinceau de la lampe.
Le coloriste a du forcer sur le LSD, ca ressemble a une
pochette d'album d'un groupe de rock californien des annees 70.
Les coraux roses ont sorti leurs tentacules jaunes fonces, on voit des boules bleues a pois jaunes, des coraux verts, rouges. Un enorme poisson perroquet qui dort dans une grotte semble avoir revetu son pyjama bleu avant d'aller dans sa chambre tapissee de rose.
Les petits poissons qu'on a l'habitude de voir la journee dorment blottis dans les bras des coraux ou au fond du coussin moelleux d'une eponge.
Toutes sortent de crabes et de crevettes sont actifs la nuit, on repere leurs milliers d'yeux un peu partout sur le recif.
Une tortue qui sommeille posee au fond s'affole, monte rapidement prendre une goulee d'air a la surface avant de replonger et de s'assomer a moitie contre les coraux. Elle doit aussi voir les etoiles, la phosphorescence du plancton qu'on voit autour de nous quand on eteint les lampes.





















































